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2013-12-28 V1

"Il me semble d'ailleurs qu'on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent.
Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un bon coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire  (…)
Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous.
Voilà ce que je crois."

Extrait [traduit] d'une lettre de Franz Kafka à son ami Oskar Pollak, 1904.

Cette citation, nous l'avons découverte grâce à l'auteur d'un ebook,
et si tu aimes cette citation, tu aimeras sans doute aussi son livre
"JE NE VEUX ENTENDRE AUCUNE PAROLE VAINE"
eBook dispo via lien en colonne de droite >>

Le titre de cet eBook est dans la droite ligne de la citation de Kafka, n'est-ce pas ?

Regardez dans la rubrique "Liens" de la colonne de droite,
pour voir si par hasard ;) cette citation ne serait pas lue en vidéo >>>

Mmm... nous allons examiner ça sérieusement, mon cher Franz.

Voilà un propos qui amène chacun à se questionner
d'abord sur ses lectures, mais ensuite, bien au-delà.

D'abord, ami lecteur, à ton avis, Kafka, dans cette citation, parle de quel genre de livre ?

Un livre de math peut être bouleversant s'il révèle à un mathématicien des perspectives qui lui étaient tout à fait inconnues.
Par exemple, la communauté des mathématiciens attend beaucoup du déchiffrage des écrits qu'a laissés Alexander Grothendieck, mort en 2014.
Grothendieck était un mathématicien doté d'une profondeur de vue inhabituelle, même chez les mathématiciens professionnels.

Mais il est très peu probable que Kafka, en écrivant cette lettre à Oskar Pollak ait pensé à des livres s'adressant à un public spécialisé.

Est-ce que Kafka pensait uniquement aux livres de fiction quand il écrivait
" Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous " ?

Ah ! Je n'en suis pas sûr. Réfléchissez aux exemples suivants :
- Un être humain appartenant à une population opprimée et qui aurait une révélation en lisant une biographie de Gandhi, biographie qui lui montrerait qu'on peut lutter collectivement contre une oppression par la non-violence, en étant fidèle à des valeurs morales très élevées.
- Une petite fille et une jeune fille appartenant à une société où les femmes sont opprimées et qui liraient respectivement les aventures de Fifi Brindacier (fiction) et la biographie de la première femme médecin, ou de la première femme avocat.
- Un livre qui raconterait une fiction où serait signalé un problème très réel et très prégnant en Chine, celui des mingong. Je pense à cet eBook "Rencontre avec la Chine des mingong" (lien en colonne de droite)
- Un article sur les violences et meurtres à l'encontre des femmes amérindiennes au Canada, comme ce post "En mémoire de Tina Fontaine et d'autres victimes" (cliquer sur ce lien ouvre un nouvel onglet).

Lire une fiction, c'est vivre un rêve éveillé.
Mais une biographie, l'exemple d'un être humain qui a accompli quelque chose d'exceptionnel, c'est aussi extrêmement porteur pour le lecteur.

Mais est-ce bien de cela dont Kafka voulait parler ?
Sans doute que non, là nous sommes probablement en train de nous éloigner de ce qu'il avait en ligne de mire.
Et pour nous en convaincre, relisons encore une fois cette phrase :
" Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous. "

Cette phrase contient une comparaison - entre un livre et une hache -,
et une métaphore - la mer gelée en nous.
Cette comparaison et cette métaphore sont assemblées au sein d'une action qui n'est autre que la lecture du livre.

Mais autant une comparaison est facile à comprendre
- les deux termes sont donnés -,
autant une métaphore prête à interprétation,
parce qu'il manque un des deux termes.

Quelle est cette "mer gelée en nous" ?

Ça n'est pas évident, et ça pourrait être plusieurs choses.

La mer gelée en nous, ça peut être nos sentiments, notre capacité à nous émouvoir, à éprouver de la compassion, de la bienveillance, de la sympathie, de la pitié, de l'amour, la capacité à exprimer des sentiments positifs, la capacité à traduire ces sentiments positifs en actes.

Mais ça peut dépendre des personnes. Pour quelqu'un qui n'arriverait pas à se révolter contre l'oppression, ce pourrait être la capacité de s'indigner, la capacité de lutter, la capacité de se révolter.

Pour un (grand) enfant qui n'arriverait pas à devenir autonome, ce pourrait être la capacité à vouloir être lui-même, à oser affronter le monde.

Et ainsi de suite : " la mer gelée en nous " est une métaphore qui peut recouvrir des choses différentes selon les personnes, le seul point commun entre ces personnes étant qu'il existe en chacune d'elle une "mer gelée".

Est-ce que chacun aurait une "mer gelée" en lui ?
Même les acteurs de théâtre ?
Et même les extraverti(e)s ?

Oui, bien sûr, certainement.
En chacun se trouve des choses enfouies dont il n'a pas conscience.

Des choses qui parfois, tout à coup, ressurgissent.
Peut-être en entendant une musique qu'on n'avait pas entendue depuis longtemps.
La musique peut raviver des émotions enfouies :
tenez, c'est justement le titre d'un article que vous pouvez lire via ce lien...
La musique peut raviver des émotions enfouies

Mais reprenons le fil de notre réflexion.

En réfléchissant sur " la mer gelée en nous ",
nous en sommes arrivés à cerner ce qui est profondément enfouie en nous, ce qui est enfoui si profondément que c'en est devenu insconscient.

Est-il nécessaire, utile de rendre conscient ce qui est inconscient ?
Non, pour amener un changement dans sa vie, IL N'EST PAS NÉCESSAIRE de rendre conscient ce qui est insconscient, et ce serait même une perte de temps et d'énergie.
J'en veux pour preuvre l'oeuvre de toute une vie,
l'oeuvre du grand thérapeute Milton Erickson, spécialiste de l'hypnose thérapeutique, qu'il a refondée.

Milton Erickson disait de Freud que ses idées étaient intéressantes,
mais que c'était un piètre thérapeute. Et c'est vrai.

  On connaît les reproches que Sándor Ferenczi avait osé adresser à son maître ombrageux, Sigmund Freud : Ferenczi reprochait à Freud de ne pas s'intéresser à ses patients. Et soit dit au passage, à qui les psychanalystes viennois envoyaient-ils les cas les plus difficiles ? À Ferenczi.

  Citons de brefs passages du bon article sur Ferenczi dans Wikipedia :
"Ferenczi n'observe que trop l'hypocrisie et l'indifférence des analystes envers leurs patients, ceux-là se réfugiant derrière leurs connaissances et leurs concepts."
Commentaire : c'est toujours d'actualité, malheureusement...

Voici des propos tenus par Freud devant Ferenczi. Comptant sur la discrétion de Ferenczi pour ne pas divulguer ses propos, Freud lui disait en 1932 :
"Les patients, c'est de la racaille. (...) Les patients ne sont bons qu'à nous faire vivre et ils sont du matériel pour apprendre. Nous ne pouvons pas les aider, de toute façon."
Édifiant, non ?
Il y avait là de quoi faire bondir un homme sincère comme Ferenczi.

"L'exigence de Ferenczi (...) est (...) trop importante pour qu'il se conduise ainsi : il est pour lui essentiel de guérir, soigner, soulager les patients."
Ça paraît la moindre des choses, non, de la part d'un psychothérapeute ?
Mais ça n'est pourtant la priorité des psychanalystes, malheureusement (bis)...

Par contre, guérir, soigner, et de manière efficace et rapide, c'était l'objectif de Milton Erickson.

Milton Erickson avait suivi à la fois des études de psychiatrie et de psychologie et son but était d'aider chaque patient à s'aider lui-même, d'aider chaque patient à trouver en lui des ressources insoupçonnées lui permettant de trouver des solutions nouvelles à des situations qu'il était jusque là incapable de traiter de manière satisfaisante.

Et Milton Erickson voulait réaliser son travail de psychothérapeute d'une manière efficace et rapide.
Pas en faisant venir un patient pendant des années comme le font les psychanalystes. Non seulement c'est démesurément long et coûteux, mais c'est généralement inefficace.

Comment Milton Erickson arrivait-il à soigner ses patients ?

Il utilisait l'hypnose thérapeutique mais pas toujours.
En revanche, ce qu'il avait toujours à l'esprit, ce qui guidait sa foi en son travail, c'est que chacun de nous possède dans son inconscient des ressources positives, insoupçonnées, qui peuvent permettre à chacun de nous de répondre de manière créative et positive aux difficultés de la vie.

Voilà le postulat de son travail de psychothérapeute :
un inconscient positif, réservoir de créativité.
(Freud avait une toute autre vision l'inconscient..., une vision négative.)
La vision positive de l'insconscient chez Milton Erickson lui a permis de soigner ses patients, de les aider à s'aider eux-mêmes.

Milton Erickson a peu théorisé. Mais du vivant même de Milton Erickson, d'autres, souvent influencés par lui, ont développé une réflexion théorique et une pratique clinique orientées vers la recherche de solutions et motivées par le souci de l'efficacité.
Citons Jay Haley (qui a beaucoup étudié avec Erickson),
et Paul Watzlawick, membre important de l'école de Palo Alto.
Un repère historique :
le Brief Therapy Center du Mental Research Institute de Palo Alto.
Vous pouvez trouver des livres de ces deux auteurs, mais attention : feuilletez-les en librairie avant de les acheter, parce que certains de ces livres contiennent des parties théoriques plus ou moins claires, plus ou moins bien traduites de l'anglais. Si vous ne pouvez pas feuilleter tel ou te ouvrage en librairie, essayez de trouver des extraits sur Internet, et/ou demandez à votre bibliothèque (municipale, universitaire,...) de l'acheter.

Remarquons qu'il existe, dans la vie courante, des moments où notre insconscient travaille pour notre plus grand bien : c'est le cas la nuit, quand nous dormons.
Il est donc important de préserver notre sommeil, en quantité et en qualité.

Bien des choses peuvent nous conduire à négliger votre sommeil,
mais c'est toujours une erreur.
Tous nos écrans bleutés nous entraînent loin de nous-même, dans une réalité virtuelle qui nous fait glisser hors de la vie réelle.

Nous devons savoir éteindre nos écrans, nous déconnecter de notre journée
et nous recentrer sur notre corps, sur nos sensations, sur notre présence au monde concret qui nous entoure, l'air, l'eau, le ciel, nos sensations tactiles, les sensations à l'intérieur de notre corps.
Et sur nos relations dans le monde réel, par opposition à nos relations dans le monde virtuel (être présent sur les réseaux sociaux - virtuels - entraîne une souffrances sociale bien réelle !..., il convient donc de se demander s'il est vraiment nécessaire de s'afficher sur les réseaux sociaux et d'y entretenir une présence source de souffrances qui viennent s'ajouter à celles qui ne manquent pas de surgir dans le monde réel.).

Revenons à la citation de Kafka, pour savoir si nous nous en sommes beaucoup éloignés - ou non - :
" Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous. "

Nous ne nous en sommes pas si éloigné que ça.

Car on peut voir " la mer gelée en nous " comme autre chose que ce que nous avons dit au début de notre réflexion.

" La mer gelée en nous ", ça peut être aussi notre inconscient négligé, oublié, enfoui.

Avant de nous coucher, nous pouvons demander à notre inconscient de bien vouloir nous guider, nous inspirer.
Notre inconscient connaît beaucoup de choses :
il y a beaucoup de choses que nous avons vues, ou ressenties, ou perçues, ou pratiquées, ou intégrées..., puis que nous avons oubliées, enfouies.
Mais tout ça est encore en nous, de même que la capacité à apprendre des choses nouvelles, à inventer des solutions nouvelles, à déjouer enfin des pièges où nous sommes si souvent tombés...
La capacité d'inventer, d'innover, de trouver une façon nouvelle et positive d'aborder la vie existe en nous, le psychothérapeute éricksonien est juste là pour vous aider à laisser travailler votre inconscient, pendant et après la séance, pendant les phases d'hypnose (et d'auto-hypnose) et pendant votre sommeil.

Cela ne veut pas dire que vous allez être capable de tout faire à merveille -chacun a des limites-, mais ces limites sont immensément plus lointaines que vous ne le pensez.

Remarquez qu'à partir de la citation de Kafka...
"Il me semble d'ailleurs qu'on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent.
Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un bon coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire (…)
Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois."

...nous en sommes arrivés à un travail souterrain, un travail insconscient dont le patient n'a pas besoin de connaître les détails.
En effet, et ceci est typique de la démarche de Milton Erickson,
il n'est pas du tout nécessaire de prendre conscience de ce qui se passe dans notre inconscient.
En revanche, il est nécessaire que nous laissions notre inconscient travailler pour nous, chercher des solutions nouvelles, une nouvelle façon d'être.
Chacun détient des ressources insoupçonnées, la possibilité d'aborder la vie d'une façon nouvelle, positive, créative.

Dans cette optique, la mer gelée en nous, c'est celle des habitudes,
habitude routinière de répondre à un problème de la même façon insatisfaisante,
habitude routinière de perdre notre temps et notre énergie à des choses inutiles,
habitudes routinières de pensée à propos de la vie, des autres et de nous-même,
habitude aussi d'utiliser une approche purement rationnelle des situations alors que ce qui est d'abord nécessaire c'est de savoir ce qu'on veut vraiment, au fond de soi, et ça l'inconscient le sait et peut nous aider à le sentir.

Donc si nous revenons à la citation de Kafka, nous avons envie de la détourner légèrement en la paraphrasant :

Chacun de nous a tendance à s'enfermer dans des répétitions stériles, dans des schémas tout faits.
Mais...
Il existe en chacun de nous un océan vaste et puissant, plein de vie
- notre inconscient -,
et nous pouvons nous adresser à lui comme à un guide,
nous pouvons lui demander de laisser surgir en nous un courant novateur
et régénérateur, qui va nous inspirer une attitude nouvelle envers la vie,
une attitude créatrice et positive.


Hum... attention : si vous avez envie d'essayer l'hypnose thérapeutique, sachez qu'il existe beaucoup d'hypnotiseurs qui ne sont pas des psychothérapeutes et qui ne vous apporteront rien.
Ensuite
Choisissez quelqu'un qui soit médecin ou  psychologue clinicien et qui ensuite se sont formé soit à l'hypnose éricksonienne (demandez la formation suivie), soit aux thérapies brèves (Institut Bateson), mais vérifiez aussi que la personne que vous voulez consulter a déjà une certaine expérience.
N'hésitez pas à poser des questions.
Sachez qu'un médecin n'est pas formé à la psychothérapie pendant ses études de médecine. Si un jour il se forme à la psychothérapie, ce sera après ses études de médecine... et cela implique une démarche personnelle.
Ne tombez sous l'influence de personne et soyez capables de voir plusieurs thérapeutes différents.

Et puis, si vous ne trouvez pas de vrai psychothérapeute, s'ils sont trop éloignés de l'endroit où vous vivez, surtout ne perdez pas espoir (d'ailleurs vous seriez peut-être déçu par les psychothérapeutes du monde réel : les belles histoires qu'on raconte à propos de Milton Erickson se produisent-elles souvent, dans la réalité ?...).
Ne perdez pas espoir et occupez-vous d'avancer :
- documentez-vous sur l'hypnose éricksonienne (Milton Erickson) et sur les thérapies brèves (Paul Watzlawick, Jay Haley etc. : si vous cherchez ces noms, vous en trouverez d'autres.)
- documentez-vous sur l'auto-hypnose (car vous pouvez travailler seul)
et sur les thérapies brèves (car vous êtes capable de changer),
- soignez la qualité de votre sommeil et
demandez à votre inconscient de vous aider à trouver une solution au problème qui se pose à vous,
- et plus généralement,
demandez à votre inconscient de vous aider à sortir de votre comportement habituel et répétitif pour adopter une attitude intérieure nouvelle, positive, courageuse, créative, ingénieuse.

Si vous êtes dans une impasse, dans la répétition de quelque chose qui ne vous convient pas, sachez que le changement ne provient ni de l'introspection, ni d'une analyse rationnelle. Le changement dans votre vie peut venir d'une petite modification, et il peut avoir une allure illogique.
---> Je me souviens du cas d'une jeune femme mal acceptée par ses beaux-parents. Cette jeune épouse eut un enfant mais sombra dans une dépression post-partum. Ses beaux-parents l'estimèrent incapable de s'occuper de l'enfant et la jeune mère elle-même ne s'en estimait pas capable.
Médicaments, hospitalisation : le "cas" de cette jeune mère fut médicalisé, sans succès d'ailleurs, puisque la situation se prolongeait. La jeune mère habitait chez ses beaux-parents qui s'occupaient du bébé.
C'est un thérapeute spécialisé en thérapie familiale (Jay Haley si je me souviens bien) qui dénoua la situation : dans le sillage de Milton Erickson (qu'il avait bien connu), il alla directement au but.
Le but était à terme, que le jeune couple revienne vivre chez eux et que la jeune mère s'occupe de son bébé. On est par exemple lundi, le thérapeute demande au jeune couple : "est-ce que vous pourriez rentrer chez vous à partir de jeudi ?" La jeune mère se récrie, c'est impossible, il faut tout nettoyer.
"Bon, quelques jours pour le nettoyage et le rendement, alors vendredi."
Le jeune mari prend un congé pour aider sa femme.
Retour au domicile conjugal,
C'est une présention très rapide d'un cas, mais voici un point important à retenir: dans l'esprit de l'école de Palo Alto - et dans le sillage de Milton Erickson, les thérapies brèves sont orientées vers la solution.

Le thérapeute doit faire preuve d'écoute, d'ingéniosité et de subtilité pour créer les conditions du changement. Une grande originalité de ce courant thérapeutique (Milton Erickson, puis Jay Haley, Paul Watzlawick), c'est de s'appuyer sur tout ce qui peut être utile, y compris notamment sur la résistance du patient : la résistance du patient n'est pas un obstacle, c'est un support sur lequel le thérapeute peut d'appuyer. Et c'est là que ça devient subtil. (Beaucoup plus subtil - et mille fois plus efficace - que la psychanalyse qui enferme le patient dans la recherche indéfinie du sens de ses symptômes.)
Un des livres de Jay Haley s'appelle (en anglais) "Directive Family Thérapie" (titre français : D'un âge à l'autre).

J'ajouterai ceci, de plus personnel :
N'ayez pas peur d'avoir un idéal, ce qui implique aussi d'avoir un idéal pour vous-même, une image de la personne que vous souhaitez être, quelqu'un qui s'efforcerait de se montrer responsable et porté, oui, par un idéal, par de quelque chose de plus grand que lui.
C'est ce qui porte l'eBook dont je vous ai déjà parlé
("Rencontre avec la Chine des Mingong").

Soigner les autres, c'est un bel idéal.
Mais commencez par vous occuper de changer votre vie, en étant sincèrement attentif aux autres : c'est déjà beaucoup.

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Ci-dessous une autre version de l'article...

(...)

 En attendant, ami lecteur, dors bien et suffisamment :
le sommeil peut t'aider à accomplir une maturation inconsciente, une germination créative.

Le conscient nous aide dans le domaine du connu.
 Mais quand il nous faudrait faire preuve d'imagination et de créativité,
nos habitudes, nos schémas de pensée nous fossilisent...
 
Comment donc face à des situations délicates ?

Sache qu'il existe en chacun de nous des ressources insoupçonnées,
et ce sont ces ressources cachées que le subtil Milton Erickson excellait à stimuler.

Et sache-le, ami lecteur :
le sommeil naturel est toujours
la voie la plus sûre pour te retrouver
 - au terme du plus secret des voyages -
au voisinage de ton coeur...


Faut-il lire juste pour passer le temps ?
Bien sûr que non...

D'où le présent post inspiré par la citation de Kafka.

(À partir d'ici vous pouvez revenir plus haut, à la dernière version du post.)


Bien à vous,

K.

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